Idrissa Ouédraogo décédé ce 18 février 2018 au Burkina Faso

SILENCE A OUAGADOUGOU - Hommage à Idrissa Ouédraogo

                                  SILENCE A OUGA

 Le silence est tombé brutalement sur Ouagadougou.

 Une chape de plomb a recouvert les campagnes burkinabés.

 Les grains de sable se sont figés .Le vent du désert s’est enfoui dans la terre.

 Le cinéma africain est en  deuil.

 Le cinéaste qui a su filmer la campagne et ses habitants : «  Yaaba «( – La grand-mère) et « Tilaï «  (La loi)  mais aussi les angoisses et les visions d’un jeune africain qui découvre la France «  Cris du cœur » Idrissa Ouédraogo nous a quitté au début du printemps qui s’annonce.

 « Kin et Adams » histoire d’une amitié qui se détériore suite à une rivalité et «  Samba Traoré « montrent un réalisateur  respectueux des personnages ; soucieux d’une mise en forme en adéquation avec le récit proposé.

 Idrissa Ouédraogo  a  aussi favorisé comme producteur la réalisation de « Guimba , un tyran" , l’excellent film de Cheick Oumar Sissoko.

   L’Afrique perd un artiste confirmé et un homme lucide qui a toujours porté un regard moral sur la société .

   Comme Sembène Ousmane il demeure un exemple pour les jeunes pousses africaines qui nous étonneront demain.

   Poussières d’étoiles , quand nous observerons le ciel , les beaux jours d’été , nous penserons à toi et à tous nos mais cinéastes trop tôt disparus.

                                                                            Robert Lombaerts

 

 

IDRISSA OUEDRAOGO

Avec des amies dont Souad Houssein collaboratrice de l'OIF (ex-ACCT)

 

 IDRISSA OUEDRAOGO

 LE CINÉMA AFRICAIN EN DEUIL.

 

   Idrissa Ouédrago, producteur , réalisateur Burkinabè, est décédé ce dimanche 18 février à  Ouagadougou.

   Ce réalisateur doué avait étudié à l’Institut Africain d’études cinématographiques de Ouagadougou, à l'IDEHC et à Moscou.

   Le festival de Cannes avait décerné son Grand Prix du Jury en 1990 pour « Tilaï », également  grand prix du Fespaco, l’Etalon de Yennenga.
   « Le Cri du cœur » tourné en 1994, obtient le Prix du public au 5ème Festival du cinéma africain de Milan.

    Idrissa Ouédraogo  a réalisé, une dizaine de long-métrages dont » Samba Traoré » et « Yaaba ».
 
  La télévision lui doit une série « Kadi Jolie » qui a recueilli un vif succès sur le chaînes africaines mais reste méconnue en Europe .

 Intelligence, sensibilité et chaleur humaine caractérisaient ce cinéaste africain qui, à l’image de Sembène Ousmane , aura été un guide pour toute la jeunesse africaine .

     Nous nous sommes rencontrés à maintes reprises à l'ACCT devenue OIF et avons partagé de beaux moments à Ouagadougou !

   Nous présentons nos condoléances à sa famille et à tous les cinéastes de ce Continent en marche qui n’a pas fini de nous surprendre .

                                                                            Robert Lombaerts- Hanny Tchelley)